
Dans le passé, le métier de maçon était, avec celui du laboureur, un des plus indispensables. A lui nous devons aussi bien les petites demeures et les maisons bourgeoises que les grands édifices publics. A lui est réservé d’agglomérer les matériaux, pierres, briques ou marbres qui font les habitations et les monuments. L’architecte trace les plans, lui les exécute. Dans les campagnes, il est en même temps architecte et entrepreneur.

Le maçon fait les ouvrages dans lesquels on emploie le moellon, la meulière, la brique, le plâtre, la chaux, le ciment, le sable et le mortier. Les outils dont il se sert : la truelle, le niveau et le fil à plomb sont les plus représentatifs de cette profession mais n’oublions pas de citer l’auge destinée à gâcher le plâtre ou malaxer les ciments ou les mortiers, la boucharde, les marteaux , maillets, taloches, spatules, langues de bœuf, riflards, compas, équerres, hachettes, scies et les échelles indispensables pour monter sur l’échafaudage. Celui-ci est fait de planches et de bastaings, gros madriers solidement liés par des cordages.

Construire un bâtiment demande des connaissances techniques, un coup d’œil juste, une robuste endurance et une certaine hardiesse lorsqu’il faut travailler sur des monuments élevés ou à de grandes profondeurs. Avant de devenir maître maçon, il fallait apprendre ce dur et noble métier en étant d’abord aide, manœuvre, « goujat », porte – auge puis compagnon.
Bâtir, jointoyer, sceller, ravaler, limousiner, crépir…depuis les fondations, jusqu’au toit, le maçon construit ainsi les murs, les cloisons, les plafonds, les voûtes, les coffres et tuyaux de cheminées. Souvent, c’est lui qui creuse les puits, effectue les travaux de terrasse et de carrelage. Et pour les murs, qu’ils soient de refend, de soutènement, enduits, crépis, hourdés, blanchis, il sait tous les monter bien droits, bien nets. Et, rappelez-vous : « c’est au pied du mur que l’on voit le maçon » !
Aujourd’hui, la construction d’une maison demande d’autres techniques et d’autres aptitudes.
M.R.