Posté par cartophilesloiret le 29 avril 2011
Voici la réponse de M.Serge SIMONNEAU :
« C’est avec plaisir que je réponds à votre demande concernant LES EMAILLERIES DU LOIRET à Nogent-sur-Vernisson. Vous trouverez les renseignements demandés ci-dessous…. A ma connaissance, il n’existe pas de carte postale spécifique » :

LES ÉMAILLERIES DU LOIRET ( 1920 – 1958)
En 1913, M.Jules Nabeyrat, marchand de vins, 65 avenue Bannery et maire de Nogent depuis 1908, vend les bâtiments de son entreprise à la ‘’Société de Laiterie Coopérative de Nogent’’ au nom de M.de Tascher. Mais cette laiterie ne fonctionnera qu’une seule année et les bâtiments seront acquis en 1920 par la ‘’Société des Etablissements industriels et agricoles du Loiret’’au nom de M. Outard. Et, c’est ainsi que démarrent, avec une équipe de tôliers belges et M. Stassard comme émailleur, les premiers articles de ménage émaillés fabriqués à Nogent. Aussitôt, des agrandissements sont réalisés en transférant des hangars à avions de Briare à Nogent.
En 1923, la société prend pour nom’’ Les Emailleries du Loiret’’ et des articles de meilleure qualité y sont réalisés par un nouvel émailleur : M. Meltzer et 80 employés.
En 1936, un retraité de l’armée, M. Martin acquiert ’’Les Emailleries’’ et, quand ce dernier reprendra du service dans l’aviation, l’usine continuera à fonctionner avec ses 200 personnes et sera contrainte de travailler pour les Allemands, pendant l’Occupation. En 1942, l’usine ne cesse de s’étendre en achetant, le chemin du tramway puis la pièce du Bas du Bourg et en s’agrandissant en direction de la voie ferrée. L’incendie du 25 juillet 1954 détruit la partie centrale de l’usine, construite depuis 1920. Le dynamisme de l’usine n’est pas atteint, au contraire. La reprise est immédiate et de nouveaux bâtiments sont aussitôt construits. Mais les emprunts très importants pour reconstruire et un énorme marché livré qui ne sera jamais payé font que la trésorerie se trouve en difficulté en 1957. JAPY dont les Emailleries du Loiret sont un de leurs principaux concurrents, va profiter de la situation pour les absorber et les fermer. Ce qui est fait en 1958.
Directeurs des Emailleries : M. Outard (1920-1925), M. Brax, (1925-1941), M. Lafranque (1941-1944) M. Burnant (1945-1953) M. Paroissien (1950-1959), M. Walbaum (1954-1955). On peut aussi citer pour leurs compétences : M. Suard, chef tôlerie pendant toute la durée des Emailleries, M. Buffel, responsable du service entretien, M. H. Martin ingénieur, M.Young aux fours électriques, après la guerre.
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Posté par cartophilesloiret le 23 avril 2011

La carte postale aussi fête Pâques et on y retrouve tous les symboles de cet évènement, les œufs, les cloches, les lapins, les poules, l’agneau…
Symbole de fertilité, de vie, de renaissance, l’œuf est associé à la fête de Pâques depuis l’Antiquité. Pendant le Carême, il était interdit de manger des œufs, donc,les œufs que pondaient les poules étaient gardés et distribués le jour de Pâques.
Puis, au XVIIIe siècle, on a fait des œufs en chocolat. On les cache dans le jardin et les enfants doivent les trouver.
Selon les pays, l’œuf de Pâques a donné naissance à beaucoup de coutumes très diverses. En France et en Belgique, ce sont les cloches de Pâques qui les ramènent de Rome. En Allemagne, aux USA, en Angleterre et dans les pays nordique, c’est le lapin ou le lièvre qui les dépose dans un nids dans les jardins. Dans certains endroits, d’autres animaux comme la cigogne, le coucou, la poule ou le renard font le convoyeur d’œufs.
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Posté par cartophilesloiret le 22 avril 2011
(Détail)
Cliquez sur les vignettes pour les agrandir
Les assiettes et la bouteille sont posées sur la table devant la porte, le pain est sur une chaise, tout à l’air près pour un déjeuner, dehors, entre amis. Cet instant a été figé par G. Clémentin, photographe à Beaugency. Est-il convive lui aussi car il semble y avoir une assiette en trop ? Ce n’est quand même pas celle du chien dont on aperçoit les pattes sous la table !…
Est-ce-que quelqu’un reconnaît cette maison et peut nous en dire plus ?
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Posté par cartophilesloiret le 20 avril 2011

Comme chaque année, le Cercle des Cartophiles du Loiret était présent lors de la rencontre organisée par les Amis du Château et du Moulin de Talcy, le dimanche 10 avril.
L’ambiance de cette journée est toujours très sympathique et les exposants présents n’ont eu qu’un regret : le trop beau temps ! Il faisait si beau et si chaud qu’un bon nombre de collectionneurs a sans doute préféré la promenade à la recherche de cartes postales. Quelques visiteurs et des adhérents ont toutefois rendu visite à la « boutique » du Cercle tenue par Monique, Jean et André.
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Posté par cartophilesloiret le 16 avril 2011

La salle des fêtes de Chaingy qui accueillait la bourse multi collection, dimanche 10 avril, ne figure pas sur cette carte postale oblitérée en 1907 car elle n’était pas encore construite.
Le CPNC (Club Philatélique et Numismatique de Chaingy) organisait sa bourse annuelle où il était possible de trouver timbres, monnaies, plaques de muselets de champagne, livres, fèves et bien entendu… des cartes postales ! Les philatélistes, les numismates, les placomusophiles, les bibliophiles, les favophiles et bien entendu…les cartophiles n’ont pas manqué ce rendez-vous. Monsieur le Maire accompagné de Monsieur Michel Gorny, président du CPNC, ainsi que plusieurs élus, ont rendu visite au stand des Cartophiles du Loiret et ont été très intéressés par les publications du Cercle et par tous ces trésors ainsi rassemblés en un même lieu.
L’accueil convivial du CPNC fait aux exposants a été particulièrement apprécié par ceux-ci.
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Posté par cartophilesloiret le 14 avril 2011

Pour voir la couverture du dernier Carto, cliquez dessus
Le CARTO, bulletin de liaison du Cercle des Cartophiles du Loiret, a déjà édité 114 numéros, sans compter les n° bis et les hors séries. Le Carto remplit sans aucun doute son rôle de bulletin de liaison en apportant à chacun de nous une grande densité d’informations et une multitude de « nouvelles » cartophiles.
Tiré à 260 exemplaires, il est le témoin de notre passion commune et ses colonnes sont ouvertes à tous les membres pour des sujets se rapportant à la carte postale et à l’histoire de notre région.
Il paraît chaque trimestre (mars – juin – septembre – décembre). Il est distribué gratuitement à chaque adhérent. Le numéro 115 paraîtra fin juin.
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Posté par cartophilesloiret le 12 avril 2011
La brique fut le premier matériau de construction utilisé là où il n’y avait pas de pierre.
La région, la Sologne en particulier, possède une terre essentiellement propice à la fabrication de la brique, de la tuile, du carreau et des divers produits de poteries faciles à fabriquer mécaniquement, tels que les tuyaux de drainage, les formes de cheminées. Les forêts proches fournissent les bourrées de bois de pins utilisées dans le chauffage des fours.
Briques et tuiles se fabriquent de la même façon avec de d’argile. Le premier et le plus important des travaux consiste à « corroyer », c’est à dire pétrir la terre. Dans cette opération, on la purge des pierres et autres corps étranger qu’elle peut contenir. Ensuite, on laisse la pâte à l’air libre jusqu’à ce qu’elle acquière un certain degré de consistance. L’ouvrier la prend alors pour emplir des moules sablés pour empêcher la terre de coller. Les produits moulés sont mis dans des séchoirs, grands hangars couverts aux murs à claire-voie. Les briques ainsi préparées s’appellent « briques crues ». Elles deviennent des « briques cuites » lorsque, après les avoir séchées, on les soumet à l’action d ‘ une chaleur vive et prolongée. La cuisson, dans le four , dure plusieurs jours dont 48 heures de « grand feu » où la température s’élève jusqu’à 1200 degrés. Le refroidissement s’opère sur une semaine en débouchant progressivement les ouvertures fermées auparavant après l’arrêt du feu. La brique conservera la marque du fabricant imprimée en creux par la pression du moule : « Cerfbois, Alosse, Pontlong, etc ».
La tuile exige une pâte plus fine, mieux corroyée et comprimée, que celle de la brique. On en distingue de plusieurs espèces mais celle du pays , la «tuile plate », est renommée. La tuile mécanique dans même forme et même dimension que celle dite « de Bourgogne » mérite une mention spéciale pour ses qualités supérieures aux autres : elle résiste aux attaques du gel et des acides.
Tous ces produits étaient jadis vendus sur place aux maçons et aux couvreurs de la région ce qui donne à nos villages ce magnifique aspect d ’ anciennes constructions aux murs de briques colorées allant du rouge sombre au noir vernissé.
M.R.
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Posté par cartophilesloiret le 8 avril 2011
Les “ frères Chartier ” étaient installés 59, rue de Loing (actuellement rue du Général De Gaulle). Nous n’avons pas réussi à percer le mystère du mot “ Frères ”. Aussi bien sur le recensement de 1896 que sur les annuaires du Loiret, nous ne trouvons pas de “ frères ”.
En 1896, nous relevons : une librairie – papeterie exploitée par Simon CHARTIER (55 ans). En 1901, la boutique est tenue par Charles Chartier, né en 1870, qui se déclare successeur des frères Chartier. Ce dernier aura deux fils : Georges né en 1900 et Marcel en 1910.
Ces deux frères, quand Charles se retirera, tiendront la boutique et Marcel pour la partie imprimerie dont les cartes postales avec le fameux sigle.
C.F.M. : mais, il y avait belle lurette que ce sigle existait.
Il semble que ce fut Charles le plus grand éditeur de cartes postales porteuses de ce sigle.
Il a réalisé des cartes sur tout le département du Loiret et aussi dans l’Yonne, la Nièvre, le Loir et Cher, l’Indre et…jusqu’à la Martinique. Le magasin Leboullanger à Fort- de – France, marchand de cartes postales et de surcroît photographe, après avoir pris un cliché de son établissement a voulu éditer une carte postale susceptible d’être vendue dans son commerce. En 1907, il n’existait pas d’éditeur à la Martinique. Notre commerçant après avoir pris connaissance des tarifs de la maison Chartier s’est adressé à elle en vue d’obtenir un certain nombre de cartes. Dans la publicité, figure un alinéa “ ces prix s’entendent cliché fourni par le client. Pour l’envoi d’un opérateur spécial : conditions à débattre ”.
La production de CFM est énorme dans les villages du LOIRET, dans la région de Montargis, en Gâtinais mais aussi en Beauce et dans le Val de Loire. La Sologne, Orléans et sa banlieue ne semblent pas avoir reçu la visite de ce grand photographe “ cartepostalier ”.
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Posté par cartophilesloiret le 6 avril 2011

C’est le 6 avril 2010 que le blog du Cercle des Cartophiles du Loiret a été créé et, grâce à vous,
en un an, il a enregistré plus de 15 500 visites.
Un grand merci donc, à tous ceux qui viennent se promener avec nous dans
cet univers de la carte postale que nous aimons tant.
La carte postale, c’est notre histoire, c’est notre mémoire.
Merci également à tous ceux qui nous envoient différentes informations cartophiles,
des cartes à localiser ou encore des encouragements.
Enfin, un merci particulier à notre « Passionnata de la Carte Postale », Muguette Rigaud,
qui nous fait partager ses connaissances cartophiles en nous adressant de nombreux articles de qualité.
Comme elle, n’hésitez pas à nous transmettre des rubriques, des informations
que nous ne manquerons pas de publier.
N’hésitez pas non plus à laisser vos commentaires et vos remarques à la fin des différents articles.
A très bientôt.
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Posté par cartophilesloiret le 2 avril 2011
C’était une blague, une blague de potache…. mais, c’était surtout l’occasion de parler et de montrer des cartes postales du premier avril :
« Une ordonnance de Charles IX, prise au château de Roussillon (Isère) en 1564, reporte au 1er janvier le début de l’année qui, jusque-là, commençait le 1er avril. Les étrennes du premier jour de l’an ne se donnèrent plus qu’à la journée initiale de janvier. Au 1er avril, ne s’offrirent plus que des cadeaux de fantaisie, les autres n’ayant plus lieu d’être. Ainsi se serait instaurée la coutume de faire des plaisanteries, des attrapes, des mystifications, etc. Le poisson en devint le symbole, avril étant la saison du frai, durant laquelle la pêche est interdite, alors que le soleil quitte le signe du Poissons, au zodiaque. La carte postale ne pouvait manquer ce sujet. Elles apparaissent dans les années 1900/1920. Elles abondent et sont d’une infinie variété, mais néanmoins représentatives d’un seul point de convergence, le poisson.
Des décorateurs célèbres n’ont pas dédaigné le genre : Caran d’Arche, Mouton, Sager, Orens, Picasso. Mais le 1er avril devint aussi porte-bonheur avec ses symboles : trèfles à 4 feuilles, fers à cheval, porcelets, cornes d’abondance, fleurs, etc. »
Extrait du Dictionnaire de la Cartophilie Francophone des Editions Paul Armand
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